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    Africa Political Outlook

    LES STRUCTURES
    QUI FAÇONNENT LES NATIONS

    5ème édition 18 & 19 MARS 2027

    Agenda de l'Africa Political
    Outlook 2027

    18 mars 2027 : Jour 1
    08:00

    Accueil des participants et remise des badges

    09:30

    Allocutions de bienvenue

    Représentant de l’Union africaine

    Représentant du Conseil d’administration, Africa Political Outlook

    09:45

    Discours inaugural

    Invité d’honneur

    10:00

    Session phare

    Présentation du Rapport Africa Political Outlook 2027

    Le Rapport Africa Political Outlook 2027 propose une analyse indépendante, portée par des acteurs africains, des dynamiques politiques, institutionnelles et économiques qui façonnent le continent. Ses conclusions établissent le cadre analytique du Sommet et sont immédiatement mises à l’épreuve lors du Dialogue stratégique.

    Intervenant : Représentant du Conseil d’administration, Africa Political Outlook

    10:30

    Dialogue stratégique

    Qui gouverne réellement l'Afrique ?

    Le pouvoir politique ne s’exerce que rarement par le seul biais des institutions officielles. À travers l’Afrique, les dispositions constitutionnelles, les institutions de sécurité, les intérêts économiques, les réseaux informels et les partenariats extérieurs interagissent pour déterminer qui prend les décisions, quels intérêts prévalent et comment l’autorité politique se maintient ou se transmet.

    S’appuyant sur le Rapport Africa Political Outlook 2027, ce Dialogue stratégique examine l’architecture sous-jacente du pouvoir à travers le continent. Il explore la manière dont les règles de succession politique sont définies, négociées et appliquées, les interactions entre autorité formelle et influence informelle, ainsi que la façon dont la concurrence entre partenaires extérieurs redessine les choix politiques nationaux.

    11:30

    Pause-café

    12:00

    Analyse systémique

    L’Afrique peut-elle rattraper son retard ? Ce que les États africains peuvent emprunter aux modèles qui fonctionnent — et ce qu’ils doivent inventer

    Les transformations économiques de l’Asie ne relevaient pas du miracle, mais de mécanismes précis : des États qui ont encadré les flux de capitaux, coordonné les investissements et progressé dans les chaînes de valeur grâce aux exportations. La construction de l’Union européenne est, quant à elle, un processus long, patient et toujours en évolution. Reconstruire les États africains pour passer du chaos à la discipline et à la prospérité peut sembler une tâche considérable, mais cela a déjà fait ses preuves. Ces processus se sont toutefois déroulés dans un contexte de compromis politiques et d’ordre commercial favorable qui n’existe plus aujourd’hui.

    Cette session confronte les modèles de référence à leurs adaptations contemporaines ainsi qu’aux expériences propres à l’Afrique, à travers une approche systémique : quelles règles, quelles boucles de rétroaction et quels paradigmes institutionnels permettent réellement aux économies de progresser dans les chaînes de valeur et de poser les bases de sociétés pacifiques ? Alors que la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) donne naissance, en nombre de membres, à la plus grande zone de marché unique au monde — malgré des difficultés persistantes en matière d’intégration politique et de stabilité —, la question n’est pas de savoir si l’Afrique peut copier les autres, mais quels leviers elle doit actionner et lesquels elle doit concevoir elle-même.

    13:00

    Pause-déjeuner

    14:30

    Panel 2

    Qui façonne les esprits africains ?

    Éducation, identité et citoyenneté à l’ère de l’intelligence artificielle

    L’éducation est l’un des systèmes fondamentaux par lesquels les nations reproduisent ou transforment leurs institutions, leurs économies, leurs identités et leurs communautés politiques. Alors que la population africaine augmente et que l’intelligence artificielle transforme la production des connaissances, les compétences développées dans les établissements scolaires, les centres de formation professionnelle et les universités auront des effets qui dépasseront largement la seule question de l’employabilité. Elles contribueront à déterminer la qualité de l’administration publique, la résilience des institutions démocratiques, la compétitivité des économies africaines et la capacité des citoyens à participer pleinement à la vie publique.

    Les échanges porteront sur les transformations nécessaires des systèmes éducatifs africains afin de concrétiser le dividende démographique et de favoriser l’émergence de citoyens capables de prendre en main les ambitions du continent.

    15:30

    Pause-café et préparation au Dialogue présidentiel

    16:00

    Dialogue présidentiel

    Le pouvoir sous pression : les choix systémiques qui façonnent les nations

    Temps fort de la première journée, ce dialogue donnera la parole à des chefs d’État en exercice et à d’anciens chefs d’État, qui évoqueront sans détour les décisions ayant permis de maintenir la cohésion de leurs pays dans des périodes de crise, de transition et de réforme. Chaque décision relative à la dette, aux subventions, à la sécurité, aux institutions ou à la succession politique entraîne des conséquences sur d’autres composantes du système, parfois plusieurs années plus tard et souvent au-delà du contrôle du dirigeant.

    17:30

    Fin de la première journée et transfert vers le dîner officiel

    19:30

    Dîner officiel de l’APO et cérémonie de remise des Prix APO

    Cercle Royal Gaulois Artistique & Littéraire
    Rue de la Loi 5, 1000 Bruxelles, Belgique

    19 mars 2027 : Jour 2
    08:00

    Accueil des participants et petit-déjeuner de réseautage

    09:30

    Mot de bienvenue

    09:35

    Discours-programme

    Invité d’honneur

    09:45

    Allocution spéciale

    Invité d’honneur

    10:00

    Panel 1

    Au-delà de Global Gateway : concilier les priorités africaines et les ambitions européennes dans un monde marqué par les rivalités géopolitiques

    L’Union européenne a fait de l’initiative Global Gateway l’un des piliers de son engagement en Afrique, avec un objectif de mobilisation de 150 milliards d’euros d’investissements. Le véritable enjeu consiste toutefois à déterminer si ces engagements se traduisent par des projets financièrement viables, un renforcement des capacités productives, la création d’emplois et le développement de chaînes de valeur régionales.

    Cet échange de perspectives examinera le partenariat sous trois angles : l’énergie et les priorités, le financement et la mise en œuvre, ainsi que la confiance et la prospérité partagée. Il s’agira de déterminer les changements nécessaires dans la manière dont l’Afrique et l’Europe conçoivent, financent et mettent en œuvre ce partenariat afin qu’il demeure crédible, compétitif et mutuellement bénéfique dans un monde marqué par les rivalités géopolitiques.

    11:00

    Pause-café

    11:15

    Panel 2

    Dieu, gouvernements et communautés : qui façonne réellement le système de valeurs en Afrique ?

    À travers le continent, les institutions qui bénéficient du niveau de confiance le plus élevé de la population ne sont pas nécessairement celles qui détiennent officiellement le pouvoir d’État. Selon l’analyse 2024 d’Afrobarometer menée dans 39 pays africains, 66 % des citoyens font confiance aux chefs religieux et 56 % aux autorités traditionnelles, contre 46 % aux présidents et 37 % aux parlements. Cet écart de confiance s’est creusé au cours de la dernière décennie.

    Une troisième force transforme toutefois le paysage moral plus rapidement que les institutions religieuses ou parlementaires : l’espace numérique façonné par les algorithmes, dans lequel 400 millions de jeunes Africains construisent leurs conceptions de la réussite, de l’autorité, des modèles de leadership et du sentiment d’appartenance.

    Cette session examinera la manière dont la légitimité se construit, se conteste et se transforme en autorité publique — dans les processus de réforme constitutionnelle, le droit de la famille, les programmes éducatifs, les pratiques de leadership, les normes de genre et les espaces numériques — ainsi que les conséquences de la perte de légitimité sociale de l’autorité formelle de l’État.

    La question centrale est la suivante : qui peut définir le bien et le mal pour la prochaine génération africaine, et quels changements sont nécessaires pour que les communautés religieuses, les gouvernements et les citoyens exercent conjointement leur autorité morale dans un cadre de responsabilité et de redevabilité ?

    12:15

    Conclaves stratégiques(sessions de travail parallèles)

    Trois sessions de travail à huis clos, d’une durée de 75 minutes chacune, réuniront des décideurs, des experts et des investisseurs. Leur objectif est d’aller au-delà du diagnostic et de formuler des recommandations concrètes et opérationnelles, qui seront présentées lors du panel de clôture du Sommet.

    Conclave stratégique 1 : Démocratie à l’ère du numérique : bâtir des écosystèmes auxquels les Africains peuvent faire confiance

    L’identité numérique, l’administration en ligne, les paiements électroniques et les données transforment les relations entre les États africains et leurs citoyens. Parallèlement, la désinformation, les campagnes d’influence étrangères et la domination de quelques grandes plateformes mondiales remodèlent l’espace informationnel et mettent les processus électoraux à rude épreuve.

    Tout aussi préoccupante, l’automatisation fondée sur l’intelligence artificielle menace d’éroder l’avantage comparatif lié au coût de la main-d’œuvre, qui a historiquement permis aux régions en développement de s’industrialiser. Dans le même temps, la faiblesse des cadres réglementaires expose les citoyens à la surveillance et à des décisions algorithmiques insuffisamment encadrées par des mécanismes de redevabilité.

    Enfin, l’Afrique doit contribuer à redéfinir le récit autour de l’intelligence artificielle et des technologies. Celles-ci reposent aujourd’hui très largement sur des données, des langues et des références culturelles qui excluent largement les 1,4 milliard d’habitants du continent et ses plus de 2 000 langues, intégrant ainsi des biais et des angles morts dans des systèmes qui seront pourtant déployés en Afrique.

    Ce conclave examinera les moyens de bâtir un État numérique efficace, souverain et digne de confiance, ainsi qu’un écosystème informationnel qui renforce la vie démocratique au lieu de l’affaiblir.

    Conclave stratégique 2 : Financer, produire et gouverner les systèmes de santé en Afrique

    Les systèmes de santé constituent un indicateur de la capacité de l’État et peuvent également être un facteur déclencheur de crises politiques. Alors que le financement international de la santé est passé de 80 à 39 milliards de dollars américains en quatre ans, la fragilité structurelle de l’Afrique devient un enjeu stratégique : le continent importe encore plus de 80 % de ses médicaments et 99 % de ses vaccins. Il supporte environ 25 % de la charge mondiale de morbidité, mais ne produit qu’une faible part des résultats de la recherche en santé et des essais cliniques.

    Une autre trajectoire se dessine néanmoins et bénéficie de nouveaux financements : la mise en place d’un organisme continental de réglementation, une facilité de production de 1,2 milliard de dollars américains, les achats groupés et la constitution d’un marché unique. À cela s’ajoutent le Lusaka Agenda (2023), consacré à la réforme des initiatives mondiales en matière de santé, ainsi que les négociations relatives à l’Accord de l’OMS sur les pandémies. Ces initiatives mettent fortement l’accent sur la souveraineté, l’équité, le transfert de technologies et le rôle croissant du continent dans l’élaboration des normes et la conduite des négociations.

    La question à examiner est donc la suivante : si l’organisation des systèmes de santé traduit des choix fondamentaux en matière de solidarité et de citoyenneté, quelle combinaison de financement national, de politique industrielle et de réglementation permettrait aux États africains de produire 60 % de leurs vaccins d’ici à 2040 et de consolider leur place à la table où sont élaborées les règles mondiales de santé, plutôt que de rester dans l’attente de leur application ?

    Conclave stratégique 3 : Régimes fonciers : pouvoir, sécurité alimentaire et développement de la prospérité rurale

    La terre est bien plus qu’une ressource économique : elle constitue le fondement de l’autorité politique, des capacités productives et de l’organisation sociale. À travers l’Afrique, les revendications concurrentes autour du foncier — entre agriculteurs et éleveurs, communautés et investisseurs, autorités coutumières et État, populations rurales et villes en expansion — mettent en lumière des questions plus profondes concernant la légitimité des institutions, la répartition des richesses et la capacité des gouvernements à gérer des intérêts divergents.

    Ce conclave examinera la gouvernance foncière comme un système stratégique reliant souveraineté alimentaire, transformation économique, cohésion sociale et légitimité de l’État. Il étudiera comment les gouvernements africains peuvent concilier les régimes fonciers coutumiers et le droit foncier formel, protéger les droits des femmes et des communautés locales, attirer des investissements responsables sans provoquer de dépossession, et s’appuyer sur une administration foncière transparente pour renforcer la productivité agricole, mobiliser des capitaux et prévenir les conflits.

    13:30

    Pause déjeuner

    14:30

    Panel 3

    Financer l’avenir productif de l’Afrique : connecter l’énergie, les villes et l’industrie

    La population urbaine africaine devrait doubler d’ici à 2050, alors que 600 millions de personnes n’ont toujours pas accès à l’électricité. Pourtant, le principal obstacle ne réside pas tant dans le volume des infrastructures que dans les modalités de planification, de financement et de gouvernance de l’énergie, des villes et des corridors économiques.

    L’approvisionnement en électricité doit être suffisamment fiable pour soutenir l’activité industrielle ; les villes doivent faciliter la mise en relation des travailleurs et des entreprises ; et les corridors doivent favoriser le développement des chaînes de valeur régionales, plutôt que de se limiter à l’exportation de matières premières.

    Alors que l’initiative Global Gateway de l’Union européenne et d’autres bailleurs de fonds concurrents se positionnent sur les infrastructures africaines, les gouvernements sont confrontés à un choix déterminant : selon quelles conditions, au bénéfice de quelles capacités et dans le respect de quelle souveraineté ?

    Ce panel examinera les modalités de séquençage des investissements, ainsi que les moyens de concevoir des projets à la fois bancables — c’est-à-dire financièrement viables et susceptibles d’attirer des financements — et porteurs de transformations structurelles.

    15:30

    Pause-café

    15:45

    Sessions consacrées aux pays(sessions parallèles)

    Ces sessions parallèles à fort impact proposent une analyse approfondie et sans complaisance des trajectoires nationales. Elles vont au-delà des discours diplomatiques pour examiner les systèmes structurels qui façonnent chaque économie. Animés par des ministres de haut rang, des investisseurs institutionnels et des acteurs du secteur privé, ces dialogues de travail d’une heure porteront sur les programmes de réforme de l’État, la viabilité financière des projets en préparation et les risques réglementaires.

    16:45

    Pause-café

    17:00

    Session de clôture

    La nouvelle architecture de gouvernance africaine

    Pouvoir, finance, valeurs, foncier, éducation, santé et transformation numérique : pendant deux jours, le Sommet a examiné les systèmes qui façonnent l’avenir politique de l’Afrique. Ce panel de clôture fera la synthèse de ces réflexions et s’interrogera sur l’architecture de gouvernance capable de les articuler à l’échelle nationale, à travers la réforme de l’État ; aux niveaux régional et continental, par l’intermédiaire de l’Union africaine, des communautés économiques régionales et de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) ; et à l’échelle mondiale, grâce à une voix africaine renforcée au sein des institutions internationales.

    18:00

    Clôture du Sommet